Mes petits ou grands romans

Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 21:39
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Une bonne résolution? Je ne sais pas. Je parcours mes photos. Je souris. Vous souriez. Ils sourient.
Et pourtant, ça ne colle pas à certains de mes souvenirs. Ai-je vraiment souris ces derniers temps? Ne me suis-je pas laissée prendre par un train train quotidien enlisant? Me suis-je pas trop plainte? N'ai-je pas trop affichée une moue dépitée?
Qu'importe. Le passé est le passé. Le renier serait une grave erreur, passer outre une autre.

Sourire. C'est pas facile. Ca vient parfois automatiquement. Frapper à la porte de la voisine => sourire. Arriver au cours de kendo, avec Raymond m'accueillant les bras ouverts => sourire. Etre en présentation clientèle => sourire.
 Aller au boulot tous les matins => sourire? Passer voir Marianne ou Alex => sourire? Rentrer chez soir le soir => sourire? Passez à la caisse => sourire?

Non pas que je veuille devenir une crispée des zygomates. Mais je me rappelle de quelques mois bénis de 2ème année INHienne où le sourire me semblait bien plus présent que ça.
Une amie m'a récemment rappelé mes propres paroles oubliées : "Le bonheur ça nous tombe pas dessus, faut bien le chercher". J'ai peut-être d'ailleurs écrit quelque chose là-dessus au tout début de ce blog.

Aujourd'hui je pense toujours la même chose. Le bonheur se cherche et se trouve. Et lorsqu'on la trouvé, le bonheur s'entretien. C'est comme les lauriers de César : si on se repose dessus, ils finissent séchés, écrasés, pourris. Le bonheur, si on se dit  "ça y est, c'est bon, je le tiens! Maintenant y'a plus qu'à être pépère", il finit par se noyer dans la flemme quotidienne. Par se faire dévorer par le rythme boulot-métro-dodo.
Flemme d'organiser un we.
Flemme de bouger ce soir.
Flemme de faire quelque chose de mes mains.
Flemme d'innover.
Flemme d'écrire.
Flemme de téléphoner.
Flemme de cuisiner.
Et en plus, c'est facile de trouver des arguments contre! Pas la place, pas les sous, pas les bonnes chaussures, pas assez d'essence... je suis devenue assez pro là-dedans.

Aujourd'hui j'ai envie de bouger. De m'ébrouer. De sortir de ma torpeur. D'arrêter d'appréhender la solitude, d'autant plus que cette solitude n'est pas réelle. J'ai des amis, j'ai de la famille, et avec les moyens de communication actuels, ils sont plus proches que jamais.
Je peux bien suporter quelques heures par jour d'être seule! (surtout dans un 50m²).

Mon prochain combat : apprécier d'être seule. Physiquement seule, dans un appartement, sur le long terme.
Un challenge de plus! Moi qui aime ça, et qui suis ce soir toute contente et fière d'avoir présenté devant une centaine de personnel Carrefour une partie de notre grosse étude, le Référenseigne Expert. Ca m'a mis la patate, d'autant plus que j'ai pu apprécier dans les nombreux miroirs pleins pieds chez Carrefour la beauté de mon nouveau tailleur... et de moi dedans!

Bref, apprécier d'être seule, c'est apprécier ma vie actuelle comme elle est, c'est trouver ces petites choses qui éclairent la journée, même si ce ne sont pas des baisers furtifs, des mains carressantes ou des regards langoureux.
Et s'il y a une chose qui peut éclairer ma journée, et par la même occasion celle de ceux qui me cotoient, c'est bien le sourire.

Vous avez pas remarqué, que même tout seul, ça fait du bien de sourire? Essayez devant une glace chez vous. Vous allez peut-être vous trouver affreux au début, grimaçant... puis vous éclaterez de rire et ça vous fera du bien!

Alors... j'ai pas raison?

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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 20:17
- Publié dans : Mes petits ou grands romans
Ce soir je suis retournée courir. Sur la "montagne" d'ïle-de-France. J'espérais y retrouver la parapentiste croisée il y a 15j. Cette fois, je n'aurais pas repoussé l'offre de voler.
J'ai envie de voler.
Commun pour un merle me direz-vous!
Et pourtant, c'est la première fois que cela m'arrive. J'aime d'habitude trop le plancher des vaches pour vouloir en décoller!

J'ai envie de voler. Prendre mon élan. Courir. Accélerer. Voir le bord de la falaise se rapprocher, le vide se faire. Voir loin loin devant, accélerer devant ce vide qui m'appele. Retenir mon souffle. Mesurer mes derniers pas. Poser mon pied sur le bord, pousser de toutes mes forces dans un dernier sursaut, sauter si vite, si fort dans le vide que tous mes soucis resteraient sur le sol, comme la mue, la vieille peau d'un reptile!

Puis, nue, libre, me laisser porter par le vent. Etre bercée par les courants, frôler les nuages. Faire le vide dans ma tête comme sous mes pieds. Observer le monde si petit. Regarder ces fourmis qui s'activent, se pressent, s'obstinent, pinaillent, crient, sans voir passer le temps et le bonheur.

Taquiner un nuage. Rivaliser avec les faucons. Caresser les hirondelles.

Puis me poser tranquillement sur la lune pour dormir du sommeil des innocents.



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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 22:04
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... C'est cool! Quelle joie de ne pas laisser son chéri seul, de ne pas regarder tristement le train s'éloigner depuis le quai. J'ai eu un pincement au coeur pour les amoureux du quai qui, eux, se séparaient. Chacun son tour...

La gare a toujours été un lieu chargé d'émotions. De joie quand j'attendais le train qui me ramenait à Chambéry, le samedi midi. Assise sur le quai de Grenoble, je mangeait mon sandwich à 1€27, un bon livre dans les mains ou des histoires dans la tête, les écouteurs dans les oreilles à fond sur Gershwin.
Mais quel désespoir quand, le dimanche soir, dans la nuit glaciale, il fallait se séparer des bras chaleureux de mon papa pour trainer ma grosse valise et mes devoirs dans le compartiment - pourtant fort confortable - des nouveaux TER!

Puis vint le temps d'Angers, et l'émotion du retour dans les montagnes. Combien de fois suis-je arrivée 1h en avance à la gare de peur de rater le train de cette ô combien utile ligne Nantes-Marseille!

Et les montagnes qui s'en vont de nouveau.

Mais je crois que rien de tout cela n'a dépassé l'émotion intense, explosive, angoissée et heureuse, surexcitée, de ce fameux Avignon-Paris Gare de Lyon, un mardi 14 août à 20h.

Et les larmes du départ.

Et les Bordeaux-Paris, et la gare de caractère de la capitale girondaise, où j'aimais me réfugier entre midi et deux, le fantôme d'une silhouette kiwienne pour m'accompagner sur les quais. Et les trains qui arrivaient, et les crénaux ratés pour me garer de peur d'arriver en retard, et ma petite jupe rouge, et mes sandales à talon, et les regards des hommes quand le mien était captivé par un wagon n°15, 17, 16... toujours au bout du train.

Et le train qui part, se met en route, glisse, démarre, bruisse, avance, part, part... avec toujours une petite larme au coin de l'oeil pour lui porter chance.

La gare, les souvenirs déchirants, les souvenirs inoubliables, les moments heureux... parce qu'au fond, si l'on est triste que le train parte, c'est qu'il y a de l'amour quelque part. Et ça, ça ne peut qu'être bien!

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 23:03
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23h05, vendredi soir. Musique. Belotte. Grasse mat' demain.  Cool!
Ceci dit, mon but étant de raconter tout de même des choses plus intéressantes que mon emploi du temps, voilà une petite reflexion qui m'est venue tout à l'heure.


Dans l'univers, rien  ne se créé, tout se transmet. La matière, l'énergie... Tout est question d'échange : mais qu'il soit dans un rocher ou un kiwi, un atome de carbone reste un atome de carbone! Et même s'il se trouve détruit, il restera toujours autant d'électrons, de neutrons et de protons dispersés  dans diverses molécules. De même que l'énergie  solaire sert à catalyser des réactions qui forment de nouvelles molécules qui, une fois détruites, libéreront cette même énergie (si j'ai bien suivi tous mes cours de prépa ^^).

Tout ceci est logique : imaginez un univers où la matière se créé ou disparaisse... il y a un moment où il n'y aurait plus rien (notion inimaginable au sens propre du terme) ou au contraire où tout serait condensé!

Bref, si âme il y a, si quelque chose de nous persiste après la mort, si notre pensée n'est pas simplement le résultat de réactions chimiques qui se passent à chaque seconde dans notre corps et qui se termineront naturellement au moment de notre mort, j'en déduis, d'après le principe de conservation, que la seule chose possible est la réincarnation.

Oui, puisque s'il existe un paradis, ou un purgatoire, ou n'importe quoi où les âmes soient stockées, le principe de conservation n'est pas respecté : les âmes  s'entassent les unes sur les autres! Donc, selon ce principe, la réincarnation est le seule fait qui permette une conservation des âmes : l'une meurt, l'autre naît.

Oups. Problème. Cela signifie donc que le nombre de décès = nombre de naissances, ce qui n'est pas vrai. A moins qu'il y ait un "réservoir" à âmes, qui ferait qu'à tout moment de l'histoire de l'univers, le nombre d'âmes reste constant. Peut-être les âmes peuvent-elles aussi se diviser ou fusionner : peut-être qu'au début n'y en avait-il qu'une qui s'est divisée au fur et à mesure!

Dans l'hypothèse où les âmes existent, bien sûr! J'adore hypothéser sur des sujets comme celui-ci! Sans jamais vraiment croire à une solution d'ailleurs, non pas que je ne les trouve pas valables, mais plutôt parce qu'en fait, je m'en fout. Pour l'instant.

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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /2007 23:27
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Il y a des musiques qui vous prennent au coeur. Qui entrent dans votre bouche, se serrent dans votre ventre, s'infiltrent jusque dans vos doigts. Vous n'êtes plus que musique. Votre corps danse, vos yeux s'ouvrent à d'autres mondes, vos mains palpent l'invisible.

Lueur chaleureuse d'une bougie. Flamme vacillante au sond d'une valse. Frottement grave du violoncelle, voix passionnée du violon. La musique s'anime, proteste, monte dans les aigües... puis s'apaise. 
Imperceptiblement, mon corps vibre. Mon coeur s'unit à la musique, les temps résonnent au fond de moi. La musique est sur mes lèvres, dans ma bouche, et les sons deviennent saveurs. Je frissonne.


L'aigle survole les pics enneigés. Immensité bleue du ciel. Majestuosité glacée des montagnes. 
Ici la vie n'est que sauvage. Ici la Nature s'exprime en paix. Elle est un, tout, universelle.  
Vert sombre des sapins, rocaille abrupte des plus hauts rochers. Les images défilent. L'infini prend possession de l'espace. Le vent soulèvre les plumes de l'aigle. Vitesse grisante. Liberté absolue. Vérité du monde.

Au loin, dans la neige, un couple enlacé. Beauté des corps, simplicité nue. Courbes gracieuses. Douces caresses, chaleur charnelle.
Ils s'etreignent passionnément, intensément. Les mains glissent sur la peau, les bras enlacent les corps. Peau contre peau. Lèvres contre lèvres.
Absolu des sentiments. Quintessence de la Vie. Coeur de la réalité. Instant qui n'appartient pas au temps.

La force de leur Amour éclaire le jour d'une lumière invisible. 
 
And noting else matters.

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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /2007 22:11
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Sous le froid piquant, les yeux s'équarquillent. 

Au coin des paupières, les dernières traces de chaleur s'envolent en une fumée légère. 
La peau se tend, se gèle. De minuscules cristaux de glace se forment entre les cils. 

Respiration, valse brumeuse.  

Le corps entier veut se replier, se cacher, se protéger des pointes acérées du froid. 
Pourtant, les yeux s'équarquillent. 
Insensibles, innocents, ils s'arrondissent d'émerveillement.

Autour d'eux, le paysage scintille. 

Velour bleuté du ciel. Aurore paresseuse.

Il semblerait qu'une pluie d'étoile soit tombée sur Terre. 

Trottoir sombre, tapis de cristal. 
Herbe blanche, sculpture givrée.
Lampadaires, obélisques de glace.

Le pied se pose. Les feuilles mortes craquent de plaisir. L'herbe tout entière chante sous le pas.
Crissement délicieux.

Le paysage dévoile sa blancheur éclatante.
Les montagnes au loin se dessinent en Anjou.
Réminissence.

Une étincelle. La fée Hivers est là.


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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 22:37
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Ce soir, je reçois via Taz, un powerpoint (ppt en abrégé dans le texte qui suit), avec les conseils de l'intéressée : "Lisez-ça, ça vous aidera à relativiser".
J'ouvre, m'attendant à un truc marrant comme le fameux ppt d'Arno sur l'amour et le sexe. Non, à la place, je trouve le truc le plus basique que l'on reçoit 10 000 fois par an. Texte seul sur un fond banal (jolies photos banales), il manque la petite musique mielleuse et cruche. Le texte, lui, l'est tout à fait. Genre :

"Aujourd'hui, nous allons sur la lune mais nous sommes incapables d'aller chez notre voisin en face lui dire bonjour".
"Aujourd'hui, nous soignons des tas de maladies mais nous sommes de plus en plus malades".
"Aujourd'hui, nous avons conquis l'espace intersidéral mais pas notre espace intérieur".

Et je vous en passe, j'ai pas tout lu. Le ppt se termine donc sur le message que je résumerais ainsi :

"Profitons du moment présent, disons à nos amis que nous les aimons, apprécions les choses car demain nous ne serons peut-être plus là".

Hum... en fait, j'ai bien fait de lire la fin avant de finir de rédiger cet article, parce que je pensais que le slogan serait plus "Changeons, devenons des saints". Je l'ai déjà vu.  Du coup, ma diatribe s'effondre, parce que la fin du ppt de Charlène ne colle pas avec le début. Alors, prenons l'hypothèse de la fin "Devenons des saints".

Je résume donc la situation : "Le monde est affreux. Devenons des saints pour le changer". Voilà ce sur quoi je veux disserter (.

Premièrement : bien sûr que le monde n'est pas parfait, mais il ne l'a jamais été et ne le sera jamais. Je ne pense pas que l'Homme ait beaucoup évolué depuis la préhistoire, et si la société a changé, il va de soit, les principes non. Je veux dire : aujourd'hui, on a des bombes nucléaires, des massacres par milliers de personnes... mais on a aussi des actions humanitaires mondiales, des programmes d'aides internationnales etc etc. Prenons un exemple au Moyen-Âge : vu les distances et les moyens de l'époque, sûr, il ne faisaient pas 30000 morts en 3s. Mais les guerres étaient affreuses, sans pitié, ils n'hésitaient pas à balancer des morts par-dessus les murailles pour faire crever toute la population de la ville par maladies. Bref, la bombe biologique à l'échelle de leur temps.

Deuxièmement : peut-être qu'aujourd'hui, les gens ont du mal à dire bonjour, à aller voir leur voisin, etc etc. Mais vous croyez qu'au Moyen-Âge (gardons le même exemple pour que les gens comprennent plus facilement!), les gens s'aimaient tous? Vous pensez que n'importe quel paysans allait donner son pain à son voisin par temps de famine? Que nenni! (Harry confirmera, n'est-ce pas le spécialiste?). Bref, donc, aujourd'hui, l'Homme n'a pas changé de comportement, mais il n'est pas PLUS insociable qu'avant et moins préoccupé du sort d'autrui qu'auparavant.

Troisièmement : Soi-disant qu'aujourd'hui, on soigne plein de choses mais on est de plus en plus malades. Bon, peut-être qu'il y a biologiquement parlant une légère diminution de la résistance de nos organismes face aux agressions extérieures parce qu'on s'est habitués à l'hygiène. Soit. Mais il ne faut pas oublier qu'au Moyen-Âge, on ne diagnostiquait pas toutes les maladies, que les enfants naissant avec des maladies orphelines mourraient très jeunes, que toutes les maladies de la vieillesse n'existaient pas parce que les gens mourraient vers 50ans, avant que le cerveau ne se délite tout seul (ce qui donne Alzeihmer). Et puis, regardez la courbe de la population mondiale : on observe trois pics de diminution rapide bien précis : deux correspondent au deux guerres mondiales (bon, pas de quoi être fier), et un à la peste au Moyen-Âge. Le SIDA n'a toujours pas battu ce record! 

Voilà quelques exemples pour dire que notre époque n'est pas pire qu'avant, voir le contraire!!! Pensez à vos grands-parents qui faisaient du 50h/semaine à partir de 14 ans dans les usines ou les mines... Alors arrêtons de nous plaindre, merde! Bien sûr, il faut être conscient des risques, notamment écologiques, et faire attention de préserver Mère Terre, mais ne stigmatisons pas non plus! Et ne nous demandons pas d'être des saints, ça sert à rien!!!!! Personne ne peut le faire de toute façon, ce slogan ne sert qu'à donner des remords aux gens. Donc à les rendre malheureux. C'est affreusement hypocrite!

J'ai une affreuse envie d'égoïsme ce soir. Je dirais donc : 
Vous êtes heureux? Tant mieux! 
Vous ne l'êtes pas? Faites ce qu'il faut pour l'être! Pour certains, le bonheur s'accède en aidant les autres, pour d'autres en les arnaquant. 
Et alors? Tant mieux pour eux! 
Après, on trouve ça bien ou pas selon notre morale personnelle... mais ça n'a rien à voir!

Je me sentais un peu catégorique ce soir et l'envie d'être intransigeante et de choquer... allez-y, dites-moi votre avis sur ce sujet philosophique!


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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 17:55
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hautbois.jpg

Rien n'aura su nous séparer. Nous avons traversé des mers déchaînés, mais après la tempête, nous nous retrouvions, toujours. Au bout de l'absence, d'un jour, d'une semaine, d'un mois, la douloureuse frustration, le manque indéniable, mes lèvres seules sous le souffle glacé du vent.
Et la joie, les larmes, le plaisir intense des retrouvailles, la mélopée jubilatoire, le voyage par-delà les apparences.
Mais aujourd'hui, la douleur. La douleur de mes muscles froids, la douleur d'un son dénaturé, plainte agonisante d'une relation, que les coups de couteau sur le roseau ne savent sauver.
Décadence. Plongeon lent mais implacable vers un état larvaire incapable. Le temps file et nous fait défaut. Les acquis s'en vont un à un, au moment où la joie de nouvelles découvertes nous rendait plus forts.
Le monde est en marche, le monde étend son emprise sur moi et me sépare de toi. La ritournelle de journées harassantes se profile à l'horizon. Où trouver le temps de travailler en plus? Tentation de loisirs plus faciles, tentation de nouveautés, tentation charnelle.
Je m'accroche et résiste, je veux te retenir, mais le gouffre t'aspire et t'éloigne de moi. Combien de temps encore tiendront mes doigts écorchés?


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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /2007 16:47
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Au premier regard, on aurait pu les croire soeurs. Semblables... et différentes à la fois. Minces, fines, fragiles. De grands yeux noirs ouverts sur le monde. Le regard de la plus petite frémissait d'une légère peur. Celui de la plus grande scintillait de tendresse. 
Elles étaient arrivées ensemble, bras dessus, bras dessous. Dans l'obscurité de la salle, leurs mains s'étaient trouvées. La plus grande guidait sa semblable sur le côté de la piste de dance. Debout près des fauteuils, elle semblait lui chuchoter des paroles réconfortantes. Les yeux de son amie fixaient la piste de danse comme un jeune chat fixe son premier bain. Avec angoisse et fascination.
Les lèvres près de son visage, si sensuelle. Un main sur l'épaule. Une autre sur la hanche. La plus jeune cherche, trouve, et se blottit contre son ainée. La main de cette dernière passe de l'épaule au front. Relève une mèche. Se penche avec tendresse. D'un geste doux, elle guide le menton de sa compagne, toujours fascinée par la scène. Les lèvres se trouvent, les corps se serrent, les yeux se ferment. Dans l'agitation et le bruit d'une cinquantaine de jeunes dansants, deux femmes s'embrassent, enlacées de silence. 

Petite inspiration qui m'est venue lors de la dernière chouille... il y a bien des choses qui sont à changer dans mon école, mais une qualité doit rester : celle de la compréhension. Les homosexuels, filles ou graçons, sont tellement bien intégrés qu'ils n'attirent même pas les regards.


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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /2007 16:06
- Publié dans : Mes petits ou grands romans
La lecture… sûrement une des plus belles inventions de l’Homme. Ne vous est-il jamais arrivé de vous immerger entièrement dans un récit, si profondément, si intensément, que lorsque que vos yeux ont lu le dernier mot et que votre esprit retourne petit à petit à la réalité, vous vous étonnez de l’endroit où vous êtes, et que, l’impression inversée, vous avez l’impression de plonger dans un nouvel univers parallèle ?
J’ai longtemps cru que tout le monde avait ce pouvoir d’extranéation, cette capacité à vivre le virtuel, un cerveau capable de recréer des sensations au points de tromper nos sens… Vous est-il déjà arrivé d’avoir la chair de poule en plein cagnard, en lisant un roman se déroulant au pôle nord ? Non ? Et pourtant, c’est possible… Je n’ai pas bougé de mon écran depuis une demi-heure, et pourtant, c’est comme si j’avais nagé des heures parmi les dauphins. Le bleu de l’océan, les courbes joyeuses du cétacé, la boîte métallique de la base sous-marine… aussi réels pour moi que l’aquarium que j’ai visité hier ! Et ces images en appellent d’autres, de lointains souvenirs, des livres lus il y a très longtemps, et qui, pourtant, ont laissé une trace dans mon esprit, des images qui me reviennent, et dont la réalité est pour le moins déconcertante.
Ici, se pose la question de l’existence. Je me souviens d’une camarade de classe, au collège, qui m’affirmait avec un aplomb bien propre aux matérialistes : « les licornes, ça n’existe pas ».
Bien sûr, loin de moi l’idée de prouver, en farfouillant des livres sur l’évolution et la cryptozoologie, que les licornes ont plus ou moins biologiquement existé – quitte à les associer au Narval, comme beaucoup le font.
Tout d’abord, il faut définir l’existence. Enfin, il faudrait, parce qu’une telle définition est purement subjective, et je ne me sens pas de partir dans un discours métaphysique sans fin. La question importante est : est-ce que l’existence d’une chose se définit uniquement par un aspect matériel, quelque chose de perceptible par les 12 sens qui existent sur Terre ? (oui, nous, on en a que 5, mais il y en existe d’autres. Ce sera pour une autre fois !).
Dans ce cas, beaucoup de choses seraient rayées de notre monde, car inexistantes, en commençant par les sentiments, l’Amour, Dieu… car tout ceci est du ressort de la réflexion, du cerveau, mais en aucun cas de la perception physique, au travers de récepteurs tels que la vue ou le toucher.
Et pourtant, qui irait jusqu’à dire que l’amour, les sentiments, n’existent pas ? Je plains ce malheureux.
Alors, est-ce que les licornes existent ? Peut-on nier leur existence, alors que la plupart des gens, quand on leur dit « licorne », voient une seule et même chose, associée à des idées bien précises (pureté et innocence notamment !), véhiculées par des siècles d’histoire et d’imagination ?
J’affirme que les licornes existent. J’affirme même que tout ce que notre cerveau est capable de produire, existe. Les lieux que j’ai visité en lisant, les expériences que j’ai eu, les frissons, les sourires, les sentiments engendrés par une histoire, existent. Et plus il y a de lecteurs, plus ils existent… jusqu’à devenir une réalité perceptible ! (ben oui… Jules Verne a bien vu se réaliser certaines de ses histoires !).
Malheureusement, l’Homme, de par sa nature concrète, réelle, atomique, finie, ne peut se contenter de l’existence spirituelle, impalpable, infinie, insaisissable, de telles choses. Il a besoin de toucher, voir, sentir… et même moi ne peut affirmer que ces expériences « perceptibles » sont moins fortes que les produits de mon imagination !

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